Quelles variétés de courges découvrir cet automne ?
Potimarron, butternut, kabocha, pâtisson ou Shishigatani : un guide pour choisir une courge et savoir comment la cuisiner.

Une courge ne remplace pas toujours une autre. Certaines deviennent fondantes au four. D’autres tiennent mieux en cubes, se râpent, se farcissent ou se transforment en crème douce. Le bon réflexe, c’est de choisir la variété selon ce que tu veux cuisiner, pas seulement selon la forme posée sur l’étal.
Ce guide rassemble les courges faciles à trouver en automne et quelques variétés plus rares, dont la Shishigatani. L’idée n’est pas de tout collectionner. Elle est plus simple : reconnaître la courge qui ira bien dans ton plat.
Avant de choisir une courge
Regarde d’abord trois choses : la peau, la chair et l’usage. Une peau fine change tout si tu veux rôtir des quartiers sans éplucher. Une chair sèche donne une purée plus dense. Une chair aqueuse convient mieux à une soupe légère ou à une cuisson farcie.
Au marché, choisis une courge lourde pour sa taille, sans zone molle. Le pédoncule sec est souvent bon signe. Si elle sonne creux, ce n’est pas forcément mauvais, mais elle doit rester ferme sous les doigts.
Potimarron : le plus simple à aimer

Le potimarron a une chair dense, légèrement farineuse, avec un goût qui rappelle la châtaigne. Sa peau devient tendre à la cuisson, surtout quand il est jeune et bien lavé. C’est la courge idéale quand tu ne veux pas te battre avec l’éplucheur.
Tu le trouves facilement en France de la fin de l’été au coeur de l’automne. Il se cultive assez bien au potager si tu as de la place, du soleil et un sol nourri.
En cuisine, il aime le four, les soupes épaisses, les tartines et les plats gratinés. Sur Chifoumiam, tu peux partir vers le potimarron au Mont d’Or et pommes de terre grenailles, la salade de butternut rôtie, quinoa et kale au tahini ou le chili de butternut et haricots blancs.
Potiron : doux, généreux, parfait pour les plats familiaux

Le potiron est souvent plus gros, plus aqueux et plus doux que le potimarron. Il donne de belles quantités de chair, ce qui le rend pratique pour une soupe, une purée ou un plat à partager.
On le trouve facilement en automne, parfois en tranches quand les pièces sont trop grosses. Au potager, il demande de la place et une saison assez longue.
Son meilleur terrain : les veloutés, les purées, les gratins doux, les plats où tu peux ajouter des épices, du fromage ou une touche de noisette. Si tu veux une texture plus concentrée, coupe-le en cubes et rôtis-le avant de le mixer.
Butternut : la courge douce et régulière

La butternut, ou doubeurre, a une chair fine, sucrée, facile à mixer. Sa forme allongée aide à la découpe : la partie pleine se taille en cubes, la partie ronde contient les graines.
Elle se trouve presque partout en automne et souvent une bonne partie de l’hiver. Elle se cultive bien sous climat doux, avec une récolte quand la peau devient beige et dure.
Elle fonctionne en cubes rôtis, en soupe, en sauce crémeuse pour pâtes ou en plat complet. Dans le catalogue, regarde le chili de butternut et haricots blancs, les oeufs cocotte à la butternut et au Saint-Marcellin ou le gratin de pâtes plein de légumes.
Courge spaghetti : pour une texture à part

La courge spaghetti ne cherche pas à imiter les pâtes. Elle a sa propre texture : des fibres longues qui se détachent après cuisson. C’est amusant, léger, et très pratique quand tu veux un plat gratiné ou une base à garnir.
On la trouve chez certains maraîchers et dans les rayons bien fournis. Elle se cultive comme les autres courges coureuses, avec de la place et une récolte à maturité.
Coupe-la en deux, cuis-la au four, puis gratte la chair à la fourchette. Elle aime les sauces tomate, les fromages, les herbes et les cuissons gratinées. Une bonne piste : la courge spaghetti à la parmigiana.
Kabocha : dense, douce, presque marron

La kabocha est une courge japonaise à peau souvent verte et chair orange. Elle est dense, sucrée, moins aqueuse que beaucoup de courges. Sa texture tient bien en morceaux.
Tu la trouves surtout chez des maraîchers curieux, dans certaines épiceries asiatiques ou sur des marchés bien fournis. Elle peut aussi se cultiver au potager, comme une courge d’hiver classique, si tu trouves les semences.
Elle est très bonne rôtie, mijotée, en soupe épaisse ou dans un bouillon au miso. Dans le catalogue, la soupe repas de kabocha, pois chiches et miso lui va bien.
Delicata : petite, tendre et pratique

La delicata est plus petite, avec une peau claire rayée de vert. Sa peau fine se mange généralement après cuisson. Elle se tranche en rondelles, ce qui la rend très simple à préparer.
Elle est moins courante que la butternut, mais on la croise chez certains producteurs en automne. Elle plaît bien aux cuisines rapides : rondelles rôties, salade tiède, accompagnement avec céréales ou légumineuses.
Son intérêt, c’est la simplicité. Pas besoin de la transformer. Des rondelles, un filet d’huile, du sel, un four chaud, et elle fait déjà le travail.
Pâtisson : joli, mais pas seulement décoratif

Le pâtisson a une forme d’étoile ou de soucoupe. Les petits sujets sont souvent plus tendres. Les gros peuvent devenir plus fermes et moins fins.
On le trouve surtout en saison, chez les maraîchers ou dans les paniers de légumes. Il se cultive assez facilement, avec une récolte quand les fruits sont encore jeunes si tu veux une chair délicate.
Il marche bien farci, poêlé en tranches, rôti ou ajouté à une poêlée. Son goût est plus discret que celui du potimarron. Il aime donc les herbes, l’ail, le fromage frais, les champignons ou une sauce un peu vive.
Musquée de Provence : la courge des grands plats

La musquée de Provence est une grosse courge côtelée, souvent vendue en tranche. Sa chair orange est parfumée, douce, avec une bonne tenue quand elle est bien mûre.
Tu la trouves surtout sur les marchés du sud et chez les producteurs, parfois déjà découpée. Elle se cultive sous climat chaud, avec une longue saison et beaucoup de place.
Elle est parfaite pour les soupes, les gratins, les gnocchis maison, les purées épaisses ou les grandes tablées. Si tu achètes une tranche, cuisine-la vite : une courge entière se garde longtemps, une tranche beaucoup moins.
Longue de Nice : à cuisiner jeune ou mûre

La longue de Nice est une courge allongée. Jeune, elle peut se cuisiner comme une courgette. Mûre, elle devient une courge d’hiver à chair orangée.
Elle est liée aux cultures maraîchères du sud-est, mais on la trouve aussi chez des producteurs ailleurs en France. Au potager, elle demande beaucoup d’espace.
Jeune, elle va dans les poêlées, farcis et tians. Mûre, elle peut passer au four, en soupe ou en gratin. C’est une variété intéressante si tu aimes voir un légume changer d’usage selon son stade.
Giraumon : le turban coloré

Le giraumon, parfois appelé courge turban, attire d’abord par sa forme. Il est plus qu’une décoration : sa chair se cuisine en soupe, en gratin, en purée ou farcie selon la maturité.
On le trouve moins souvent en grande surface. Cherche plutôt côté maraîchers, marchés d’automne ou paniers de producteurs. Il a aussi une place dans plusieurs cuisines créoles et antillaises.
Son goût varie selon les sujets. Quand la chair est douce et ferme, le four est souvent le plus sûr. Il concentre les saveurs et évite une soupe trop aqueuse.
Shishigatani : la rareté japonaise à connaître

La Shishigatani est une courge traditionnelle japonaise associée à Kyoto. Sa forme irrégulière, comme étranglée au milieu, la rend reconnaissable. En France, elle reste rare. Tu as plus de chances de la croiser via des semenciers, des maraîchers spécialisés ou des épiceries japonaises selon les arrivages.
Sa chair se prête bien aux cuissons douces : vapeur, bouillon, mijoté léger, soupe claire, ou rôtissage modéré. L’objectif n’est pas de la couvrir de fromage dès le départ. Goûte-la simplement une première fois, avec sel, un peu d’huile ou un bouillon.
Si tu en trouves une, cuisine-la comme une découverte. Commence par une cuisson qui laisse parler la chair, puis garde les préparations plus riches pour un deuxième essai.
Quelle courge pour quelle recette ?
Pour une soupe très douce, prends butternut, potiron ou musquée de Provence. Pour rôtir des quartiers avec la peau, pars sur potimarron, delicata ou kabocha. Pour une texture originale, choisis la courge spaghetti. Pour farcir, regarde côté pâtisson, potimarron ou giraumon. Pour une dégustation plus rare, la Shishigatani mérite un plat simple.
Le bon choix dépend aussi de ce que tu as envie de manger ce soir. Une courge peut finir dans un plat très réconfortant, mais aussi dans une salade tiède, une tartine, un bol complet ou un petit déjeuner au four comme le porridge au four à partager.
FAQ
Peut-on manger la peau de toutes les courges ?
Non. La peau du potimarron, de la delicata ou de certaines kabocha devient souvent agréable après cuisson. Celle du potiron, de la butternut ou des grosses courges reste parfois trop ferme. Si tu as un doute, cuis avec la peau puis retire-la après cuisson.
Quelle courge choisir quand on débute ?
Le potimarron est le plus simple. Il se coupe assez facilement, se rôtit bien et ne demande pas toujours d’épluchage.
Quelle courge garde le mieux sa forme ?
La kabocha, la delicata et certaines butternut tiennent bien en morceaux. Le potiron se défait plus vite, surtout en cuisson longue.
Les recettes de cette sélection

Potimarron au Mont d’Or et pommes de terre grenailles
75 min · française

Salade de butternut rôtie, quinoa et kale au tahini
50 min

Courge spaghetti à la parmigiana, jambon et deux fromages
120 min · française

Soupe repas de kabocha, pois chiches et miso
45 min

Chili de butternut et haricots blancs
50 min · tex-mex

Dahl de lentilles corail et courge rôtie
60 min · indienne
